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La valorisation des produits bio dans le cadre des programmes « lait, fruits et légumes à l’école » et « Bon’app au camp »

5 novembre 2018 | Question orale Fr. DESQUESNES au Ministre COLLIN - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


Une étude scientifique française publiée, fin du mois dernier, dans la revue JAMA Internal Medicine avance que les personnes consommant des produits issus de l’agriculture biologique réduisent de 25% le risque de contracter un cancer. Cette étude a été menée entre 2009 et 2016 sur un échantillon de plus de 68.000 personnes. Par soucis de précision, les auteurs ont tenus à préciser que les raisons de la baisse du nombre de cancers au sein de l’échantillon étaient probablement multifactorielles.


Il n’en demeure pas moins que cette étude vient s’ajouter à d’autres qui montrent l’intérêt de la consommation bio pour la santé. Au travers des programmes de promotion, je pense notamment au programme lait, fruits et légumes, les pouvoirs publics disposent d’un outil afin de favoriser cette consommation en particulier auprès des jeunes.


Monsieur le Ministre :


- Au vu de ces études, ne conviendrait-il pas de faciliter le recours aux produits issus de l’agriculture biologique dans ce programme ?
- Dans le cadre de ce programme, les produits issus de l’agriculture biologique font-ils l’objet déjà actuellement d’une surprime permettant de faciliter leur achat ? Est-elle suffisante pour combler le différentiel de coût ?
- Ne conviendrait-il pas de renforcer les aides à l’achat de produits bio afin de favoriser la consommation de ces produits dans le cadre des opérations à destination des publics jeunes « lait et fruits à l’école » et « Bon app’ au camp » ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.

 

Réponse du Ministre R. COLLIN 

 

Monsieur le Député, la stratégie du programme européen à destination des écoles a été établie suite aux constats relatifs à la baisse de consommation de fruits, légumes frais et produits laitiers et à l’augmentation de l’obésité chez les enfants.

Le programme européen poursuit un but de santé publique à travers des critères objectifs incluant plusieurs aspects liés à l’environnement, au développement durable, à la saisonnalité, à la disponibilité de produits locaux ou régionaux.

Dans une démarche de développement durable, les écoles ont le choix de privilégier ou non les produits issus de l’agriculture biologique. Quels que soient les produits, la subvention est au maximum de 10 euros par enfant et par année scolaire. Pour le volet des fruits et légumes, il est de 10 euros pas enfants et par année scolaire pour le volet lait et produits laitiers.

Il est à noter que les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas systématiquement plus chers, car cela dépend notamment du type de produit, de la voie de commercialisation et d’autres critères. Ce programme est pour la Wallonie une opportunité que de valoriser nos produits locaux. L’APAQ-W agit dans ce sens afin de faire évoluer les réflexes de consommation.

Tout en réinsistant sur la croissance des produits bio tels que présentés récemment lors d’une conférence de presse avec l’APAQ-W, je souhaite m’assurer avant tout que cet argent public soit utilisé pour l’achat de produits locaux payés à un prix juste à nos producteurs.

Enfin, concernant l’action « Bon’app au camp », il n’est actuellement pas prévu de majoration d’aide, mais l’achat de produits bio locaux est bien entendu éligible. De nombreuses actions, vous le savez, sont quant à elles, menées par l’APAQ-W de façon spécifique pour la promotion de nos produits bio. Ceci dit, il ne faut pas fermer la porte à des propositions telles que celles que vous avez formulées et que dans l’évaluation de l’actuelle saison et en marge de l’installation de nouveaux exécutifs communaux, cette idée devra faire l’objet d’une analyse dans des délais qui pourraient permettre de faire changer les choses. Sinon l’année prochaine... (Absence d’enregistrement)

Je pense qu'il est plus important, dans ce programme, d'avoir des produits qui sont de proximité que des produits, fussent-ils bios, qui viendraient d'outre-Atlantique ou d'outre-océans. 

 

Réplique du Député F. DESQUESNES 

 

Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse.

Je note que l'objectif développé par la Commission européenne dans son programme, « Lait, fruits et légumes à l’école », c'est la santé des enfants, c'est la lutte contre l'obésité. Je pense que le spectre de l'objectif doit tenir compte de l'ensemble des paramètres de santé.

En effet, consommer des fruits et des légumes, du lait, ce sont des éléments évidemment extrêmement importants, mais je pense que si l'on peut également améliorer la qualité, en particulier pour les jeunes, de la nourriture, le coût, ou le surcoût, des produits bios, étant quand même, en moyenne, plus important que celui des autres produits, je qu'il faudrait donner un coup de pouce pour donner un vrai signal à l'attention des publics jeunes en la matière et que ce ne soit pas finalement le système du prix le plus bas qui l'emporte.

Bien sûr, je vous rejoins parfaitement sur l'objectif d’un impact sur la consommation de produits locaux, mais je pense que – et vous l'avez cité d'ailleurs – les chiffres de production de l'agriculture biologique en Wallonie sont en progression constante. Il y a donc bien, là aussi, un gisement important de production.

On peut apporter un soutien à la consommation de produits locaux, de saison, mais également bios. Je pense que c'est possible si l'on s'en donne un peu les moyens.

Je me permettrais de revenir dans quelques mois sur cette question.

Je vous remercie.

 

 

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