Aller au contenu. | Aller à la navigation

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Alfred GADENNE

     

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    André BOUCHAT

     

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Anne-Catherine GOFFINET

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

     

    Benoit LANGENDRIES

     

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Christine SERVAES

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Damien YZERBYT

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Dimitri FOURNY

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Marc ELSEN

     

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Maxime PREVOT

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Michel de LAMOTTE

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Michel LEBRUN

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Véronique SALVI

  •  
    Bienvenue sur notre nouveau site web !

     

    Savine MOUCHERON

Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales Le tourne à droite pour les cyclistes

Le tourne à droite pour les cyclistes

7 février 2012 | Question orale de C. SERVAES au Ministre DI ANTONIO - Réponse disponible

M. le Ministre,

Dans quelques jours, la loi autorisant - dans certaines circonstances- les cyclistes à tourner à droite malgré un signal lumineux au rouge entrera en vigueur.

Cette mesure ne fait pas l’unanimité en Belgique, de nombreux lecteurs flamands ont d’ailleurs fait part de leur inquiétude au secrétaire d’Etat à la Mobilité qui lui-même a précisé qu’il fallait que cela reste l’exception.

Je pense en effet qu’on peut émettre des inquiétudes en termes de sécurité, ne risque-t-on pas de créer une certaine confusion chez les utilisateurs de la voirie, automobilistes, cyclistes mais également piétons et provoquer ainsi des accidents puisque ces panneaux se retrouveront sur certains carrefours et pas sur d’autres,… .

De manière générale, je pense qu’il faudra être vigilant dans la mise en œuvre de cette mesure et que les ‘carrefours-pilotes’ si je puis m’exprimer ainsi soient choisis de manière adéquate.

Il est vrai M. le Ministre que cette mesure n’est pas propre à la Belgique, d’autres pays comme les Pays-Bas et plus récemment la France ont adopté cette modalité.

La loi prévoit qu’il revient au gestionnaire de la voirie, la région ou les communes, de décider quels sont les carrefours visés par cette mesure.

La Ministre flamande de la mobilité a précisé que cela serait trop dangereux sur les voiries régionales et donc que cette mesure revient aux communes.

La Région bruxelloise précise, quant à elle, que ces panneaux seront introduits au cas par cas et que l’utilisation dépendra de la sécurité pour les cyclistes mais aussi de la nécessité.

M. le Ministre, quelle est la position de la Région wallonne quant à cette possibilité ? Est-il envisageable, prudent, de prévoir cette modalité sur les voiries régionales ?

Si oui, une analyse des carrefours susceptibles de disposer de ces panneaux a-t-elle déjà été menée ?

Une évaluation de cette mesure à court terme est-elle prévue ?

D’avance, je vous remercie pour vos réponses

 

Réponse du Ministre C. DI ANTONIO

 

Ce type de mesure peut en effet faciliter la mobilité des cyclistes et surtout promouvoir l'utilisation plus intensive du vélo en Wallonie. Cependant, cela ne doit pas l'être au détriment de la sécurité routière.
 

J'ai consulté le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière concernant cette nouvelle disposition. Je
rappelle que ce Conseil est entre autres composé de représentants de l'IBSR, de la Police fédérale et des zones de police locale, du Centre de recherche routière, de l'Union des villes et communes de Wallonie, de la justice et d'ASBL défendant les intérêts de différents types d'usagers, dont les cyclistes.
 

J'en retiens les éléments suivants.
 

Premièrement, avant toute identification des carrefours, il faut impérativement rédiger et diffuser auprès de
tous les gestionnaires de voirie, un guide qui permette d'encadrer cette nouvelle mesure. Si cela n'est pas fait au niveau fédéral, je chargerai un groupe de travail du Conseil supérieur wallon de la sécurité routière de le réaliser avec tous les partenaires concernés dont le GRACQ. En effet, il faut définir de manière précise toute une série de critères que chaque carrefour concerné devra respecter pour garantir la sécurité du cycliste et des autres usagers. Par exemple, je pense à la nécessité que ce carrefour soit en agglomération où la vitesse pratiquée par les automobilistes est moins élevée.
 

Deuxièmement, il faudra accompagner la mise en place de cette mesure par des campagnes de
sensibilisation. Ces campagnes devront cibler les automobilistes qui en Wallonie sont encore peu habitués à la présence régulière de cyclistes, mais aussi les chauffeurs de poids lourds concernant la problématique de l'angle mort et enfin les cyclistes eux-mêmes qui ne doivent pas croire que dorénavant ils peuvent passer
systématiquement outre tous les feux rouges.
 

Je dois avouer aussi que je partage la même crainte que l'IBSR : donner l'autorisation de franchir un feu
rouge ne fait pas du tout partie des comportements traditionnels dans la circulation en Belgique, où l'on
considère le feu rouge comme une obligation absolue de s'arrêter et d'attendre. Cela risque d'ébranler les règles bien ancrées dans les moeurs et peut-être de provoquer auprès de bon nombre d'automobilistes une augmentation du non-respect du feu rouge.
 

Troisièmement, il existe de nombreuses alternatives avant d'en arriver à prendre une telle mesure dans un
carrefour. En effet, par exemple, on peut aménager une piste cyclable à droite des feux de signalisation
tricolores, en combinaison ou non avec des feux de signalisation pour les cyclistes. On peut aussi augmenter l'utilisation de feux de signalisation à flèches, valant pour tous les usagers, et permettant ainsi d'accélérer et de faciliter le croisement des usagers en toute sécurité. Ou encore, tout simplement, un cycliste qui souhaite tourner à droite peut éviter le feu rouge en descendant de son vélo, remontant dessus lorsqu'il se trouve dans la rue située à droite et en poursuivant sa route.
 

En conclusion, cette nouvelle mesure devra demeurer l'exception lorsque toutes les autres alternatives auront été épuisées et les critères de sécurité routière respectés.
 

Dans l'avis qui a été remis par le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière, on évoque aussi une série
de problèmes pratiques. Il a été notamment soulevé une infraction à la Convention de Vienne. En effet, les feux prévalent sur les signaux routiers. Or, ici, il s'agit de panneaux additionnels placés sous les feux et qui ne respectent pas cette convention. Il faut donc trouver une solution ne fut-ce que là-dessus.
 

Le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière était relativement peu favorable à la mesure et demande, en tout cas, qu'elle soit solidement encadrée.
 

Réplique de la Députée C. SERVAES

 

Merci Monsieur le Ministre pour cette réponse. Je pense en effet que cette mesure est difficile et dangereuse et cela me rassure de voir que le Conseil supérieur de la sécurité routière a émis certaines remarques et notamment que ce système serait plutôt l'exception. Cela me rassure.

 

Actions sur le document