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L’introduction de gibier d’élevage dans les forêts wallonnes

7 mai 2018 | Question écrite de J. ARENS au Ministre COLLIN - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


La préservation de notre faune passe par une surveillance extrême sévère de l’état sanitaire des populations de gibier. On sait celles-ci particulièrement exposées à l’arrivée de maladies, nous avons déjà eu l’occasion d’échanger, entre autre, sur la peste porcine africaine.

Il me revient que certains titulaires de droit de chasse procèdent à l’introduction de gibier provenant d’élevage, ceci dans le but de garantir de beaux tableaux à leurs locataires. Si le procédé est discutable sur le plan moral, il l’est également sur le plan sanitaire.

Monsieur le Ministre :

- Avez-vous connaissance de ces introductions de gibier ?
- Toutes les garanties au niveau sanitaire sont-elles prises afin de s’assurer que ce gibier ne risque pas de réintroduire des maladies au sein du gibier local ?
- Comment expliquer ce phénomène alors que plusieurs territoires de chasse sont en surpopulation ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.

 

Réponse du Ministre R. COLLIN le 16/05/2018

Les dispositions relatives au transport et au lâcher des espèces grands gibiers sont reprises à l’article 12 bis de la loi sur la chasse.

Ces dispositions ont été intégrées par le décret du 14 juillet 1994 qui a profondément modifié la loi du 28 février 1882 sur la chasse.

Pour rappel, en vertu de ces dispositions, l’achat, le transport et la vente de tout animal vivant appartenant aux catégories grand gibier et autre gibier sont interdits, des dérogations ne pouvant être accordées que dans le cadre de la science, l’observation ou la conservation du gibier sauvage, ainsi que dans le cadre de l’élevage de gibier en vue de la production de viande ou à des fins touristiques, pour autant que cet élevage ne nuise pas aux populations sauvages.

En outre et fort logiquement, les lâchers de grand gibier d’élevage dans les forêts wallonnes sont formellement interdits, étant donné que rien ne justifie encore de tels lâchers, vu l’abondance de ces grands gibiers dans nos forêts et campagnes. Jusqu’ici, l’administration n’a pu mettre en évidence l’existence de cas avérés de lâchers illégaux de grands gibiers.

Il n’y a aucun dossier judiciaire en cours au sein de la DGO3 sur cette problématique. Aucun constat n’a été réalisé ni par les services du DNF, ni par l’UAB, dans la mesure où il faut un flagrant délit de transport et/ou de lâcher.

Ces suspicions ne sont toutefois pas infondées, car des analyses génétiques, effectuées dans le cadre de la convention-cadre qui lie la Wallonie avec l’UCL sur le « suivi génétique de la Faune sauvage », ont démontré l’existence de sangliers « éloignés » génétiquement de nos populations indigènes. Les origines sont douteuses, mais les scientifiques ne peuvent affirmer qu’il s’agit d’office de sangliers d’élevage qui auraient été lâchés illégalement sur notre territoire. Il n’est en effet pas à exclure qu’il existe des sangliers issus des régions limitrophes qui migrent de façon naturelle vers nos territoires.

Il est évident que le DNF et l’UAB sont très attentifs à ce genre de dérives fort dommageables tant pour l’agriculture, que pour la biodiversité, la santé animale de la faune sauvage et domestique, et l’éthique même de la chasse.

Je ne cautionne en aucun cas de telles pratiques si elles existent et les auteurs éventuels de telles dérives doivent être poursuivis en justice et sévèrement sanctionnés, vu les risques sanitaires entraînés par de telles pratiques.

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